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Histoire de la paroisse


L'église Saint-Urbain est l'un des plus anciens monuments religieux du Passage-d'Agen. 

Son existence est attestée dès le XIᵉ siècle sous le nom de Sancta Maria Dalamairaci. Elle dépendait alors de la puissante abbaye Saint-Géraud d'Aurillac en Auvergne. Au Moyen Âge, sa possession donna lieu à un conflit avec l'abbaye de Pessan, réglé par le pape Grégoire VII qui confirma son appartenance à Aurillac. 

Dédiée à Saint Urbain, elle devint le centre religieux de la paroisse de Dolmayrac. Son architecture est principalement gothique, mais certaines parties des murs remonteraient aux VIIIᵉ ou IXᵉ siècles. 

À la fin du XIXᵉ siècle, une importante restauration permit de sauver l'édifice. Des fouilles archéologiques ont révélé des vestiges gallo-romains, prouvant que le site était occupé bien avant la construction de l'église. Ainsi que des sarcophages du Haut Moyen-Âge. L'intérieur renferme de nombreux vitraux qui représentent les apôtres, des statues et des reliques de Sainte Foy,  Saint Athanase, et peut être de Saint Urbain. Après le concile Vatican II, un nouvel autel fut installé. 

Aujourd'hui, Saint-Urbain constitue un témoignage exceptionnel de plus de mille ans d'histoire religieuse et patrimoniale.

Église Saint-Urbain

Église Notre-Dame de l'Assomption de Monbusq

Notre-Dame de l'Assomption est l'ancienne église paroissiale de Monbusq. 

Son existence est connue depuis le XIIIᵉ siècle sous le nom d'« Ecclesia Sancta Maria de Monbusc ». Pendant plusieurs siècles, elle fut le principal lieu de culte de la commune et dépendit du diocèse de Condom tout comme Dolmayrac. Tous les grands événements religieux de la population y étaient célébrés : baptêmes, mariages, funérailles et fêtes paroissiales. 

Son architecture est typique des petites églises rurales avec une nef unique et deux chapelles latérales dédiées au Rosaire et à Sainte Catherine. La confrérie du Rosaire y joua un rôle important pendant longtemps. Avec la construction de Saint-Joseph en 1873, elle perdit son statut d'église paroissiale et devint une chapelle de secours. Mais actuellement plus aucun offices n'y est célébré. 

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Église Saint-Joseph


L'église Saint-Joseph fut construite au XIXᵉ siècle pour répondre au développement du bourg du Passage. Les habitants devaient auparavant se rendre à Monbusq pour assister aux offices.

Dès 1833, le projet d'une nouvelle église fut envisagé mais repoussé en raison de l'opposition des habitants de Monbusq et Dolmayrac. Le projet reprit en 1864 grâce au soutien du conseil municipal et de nombreux donateurs. 


Le terrain fut acheté par le curé Bernard Sazy qui le donna ensuite gratuitement à la commune. 

Les travaux commencèrent en 1866 et s'étendirent jusqu'en 1873. Le coût total dépassa 60 000 francs, financés par les habitants et des subventions publiques. 

L'église fut bénie le 28 avril 1873 alors qu'elle n'est pas encore achevée, puis devint officiellement paroissiale en 1874. Elle remplaça progressivement Notre-Dame de l'Assomption comme principal lieu de culte. Des travaux et embellissements furent poursuivis grâce à plusieurs legs. Aujourd'hui encore, l'église demeure inachevée, notamment au niveau de ses clochers, mais elle reste le cœur religieux de la commune et du bourg.

Monsieur l'abbé Bernard Sazy

Bernard Sazy fut curé du Passage entre 1857 et 1879. Il est considéré comme le véritable fondateur de l'église Saint-Joseph. Convaincu qu'une nouvelle église était indispensable au développement du bourg, il acheta personnellement le terrain destiné à sa construction. En 1866, il en fit don gratuitement à la commune afin que les travaux puissent commencer. Il organisa les souscriptions auprès des habitants et rechercha activement des aides financières de l'État et du département. Grâce à son énergie, le chantier put être mené à bien. Même après son départ, il continua d'aider sa paroisse en léguant 4 000 francs pour l'entretien de l'église et la célébration de messes. 

Il mourut le 12 octobre 1879 et fut d'abord enterré au cimetière de Monbusq. En 1926, ses restes furent transférés dans l'église Saint-Joseph par le curé Louis Lespès. Sa tombe est toujours visible dans l'église où une inscription latine rappelle son rôle de bâtisseur.

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Arch. dép. Lot-et-Garonne, 7 Fi 205/21

Chapelle Sainte-Catherine


La chapelle Sainte-Catherine fut fondée en 1676 par la confrérie des mariniers du Passage. Située près de la Garonne, elle permettait aux bateliers de disposer d'un lieu de prière avant leurs voyages. 

Chaque année, plusieurs messes y étaient célébrées, notamment lors de la fête de Sainte Catherine d'Alexandrie et pour les mariniers disparus. Construite en briques et couverte de tuiles, elle possédait un intérieur lambrissé et un autel en pierre. Un tableau représentait le Christ en croix entouré de la Vierge, de Saint Jean et de Sainte Catherine, reconnaissable à sa roue, son épée et sa palme. Une petite cloche et un bénitier complétaient son aménagement. 

Pendant la Révolution française, la chapelle fut vendue comme bien national puis devint une propriété privée. Elle disparut progressivement et un garage fut construit à son emplacement au XIXᵉ siècle.

Aujourd'hui disparue, elle rappelle l'importance de la navigation sur la Garonne et de la vie religieuse des mariniers. Elle était située dans l'actuelle rue Sainte-Catherine, près de la passerelle.

Sainte Catherine est la patronne des bateliers de la Garonne.

Église Sainte-Jehanne


L'église Sainte-Jehanne de France est le plus récent édifice religieux du Passage-d'Agen. Elle est construite pour répondre à la forte augmentation de la population du quartier de Ganet à la fin des années 1950. Une nouvelle paroisse, appelée Sainte-Jehanne – Saint-Urbain, est créée en 1957 afin d'assurer un meilleur service religieux aux habitants. Avant la construction de l'église, les offices sont célébrés dans une chapelle provisoire rue Ganet.

L'église est dédiée à Sainte Jehanne de France, fille du roi Louis XI. Mariée au futur Louis XII, son mariage est annulé lorsqu'il devient roi. Elle fonde alors l'ordre des Annonciades à Bourges et consacre sa vie à la prière, à la charité et au service des plus pauvres. Canonisée en 1950, elle est choisie comme patronne de la nouvelle église par Monseigneur Roger Johan.


Le décor est volontairement sobre afin de favoriser le recueillement. Le baptistère en granit, le tabernacle décoré d'argent et les symboles gravés dans le dallage rappellent les principales étapes de la vie chrétienne. L'église possède également un remarquable chemin de croix réalisé par Jacques Bringuier, composé de sculptures modernes illustrant la Passion et la Résurrection du Christ.

Enfin, elle abrite un grand orgue de 2 020 tuyaux provenant du Conservatoire de Lille ainsi qu'un clocher de 31 mètres équipé de cinq cloches.

La première pierre est posée le 25 octobre 1959 et l'église est bénie puis ouverte au culte en février 1965. Elle est consacrée le 15 mai de la même année. Par la suite, plusieurs aménagements viennent compléter l'ensemble paroissial : un clocher, une salle paroissiale, un chemin de croix, un grand orgue.

L'édifice est un bel exemple d'architecture religieuse moderne. Sa façade est dominée par un grand mur de pierres portant une imposante croix en bois. L'intérieur est lumineux grâce à de grandes verrières en dalles de verre coloré. Le sol en pierre descend progressivement vers le chœur, où se trouve un autel monumental en granit. Une grande croix portant un Christ sculpté par André Bourreau domine le sanctuaire.

Sources :

Archives départementales, Les notes historiques du chanoine Antoine Durengues.

Revue Historique de la Commune du Passage, 2001,  Les églises du Passage - St-Urbain, Notre Dame de l'Assomption St-Joseph, Ste-Jehanne de France, Ste-Catherine